Page:La Femme grenadier.djvu/46

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lement avoir envoyé sa fille à Paris, et cela lui serait bien difficile, ajoute-t-elle, puisqu’elle n’a qu’un fils qui a été obligé de fuir les persécutions qu’on lui faisait éprouver dans sa ville. Dorimond et moi nous étions anéantis. Quelle est donc cette grande effrontée, ajouta madame Lavalé, qui tient ici la place de votre nièce supposée ?

Après une courte réflexion, Dorimond lui dit : je n’ai qu’un tort, madame, c’est de ne vous avoir pas confié mon secret ; ma sœur n’a pu vous en instruire, puisque je le lui ai caché à elle-même. Mon neveu était dénoncé, son signalement donné, il fallait le soustraire à la poursuite de ses ennemis ; depuis plus d’un mois je le tenais caché, mais le danger croissant, j’ai cru devoir lui donner un asyle sous un déguisement impénétrable : ce n’est