Page:La Femme grenadier.djvu/99

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


mond, Dorothée était anéantie. Madame Lavalé profitant de notre silence, continuait à insinuer les soupçons les plus violens au président qui, heureusement, est un des plus honnêtes hommes que je connaisse, assez éclairé pour distinguer les méchans d’avec ceux que le sort poursuit, et né avec des vertus qui ne permettent point d’abjurer le sentiment de la reconnaissance.

Dorimond ne pouvant plus se contenir, interrompit sa belle-mère, et dit au président : madame ne vous a instruit qu’à moitié, monsieur ; je vais vous dire toute la vérité. Je suis né sans fortune, mon heureuse destinée me fit rencontrer, au collège où j’étais externe, le marquis de Chabry qui me prit en amitié. Lorsqu’il eut fini ses études, son père le fit voyager : il obtint que je l’accompagnerais.