Page:La Fontaine - Œuvres complètes - Tome 2.djvu/15

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ment aisé à détruire ; enfin, qu’il y a des absurditez, et pas la moindre teinture de vray-semblance. Je réponds en peu de mots que j’ay mes garants : et puis ce n’est ny le vray, ny le vray-semblable qui font la beauté et la grace de ces choses-cy ; c’est seulement la maniere de les conter. Voila les principaux points sur quoy j’ay creu estre obligé de me deffendre. J’abandonne le reste aux Censeurs ; aussi bien seroit-ce une entreprise infinie, que de pretendre répondre a tout. Jamais la Critique ne demeure court, ny ne manque de sujets de s’exercer : Quand ceux que je puis prevoir luy seroient ostez, elle en auroit bien-tost trouvé d’autres.