Page:La Fontaine - Fables choisies, Barbin 1692, tome 1.djvu/3

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EPISTRE.


c’eſt la maniere dont Eſope a debité sa Morale. Il ſeroit veritablement à ſouhaiter que d’autres mains que les miennes y euſſent ajoûté les ornemens de la Poëſie ; puiſque le plus ſage des Anciens a jugé qu’ils n’y eſtoient pas inutiles. J’oſe, MONSEIGNEUR, vous en preſenter quelques Eſſais. C’eſt un Entretien convenable à vos premieres années. Vous eſtes en un âge où l’amuſement & les jeux ſont permis aux Princes ; mais en meſme temps vous devez donner