Page:La Fontaine - Fables choisies, Barbin 1692, tome 3.djvu/189

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Tout l’Olympe s’en plaignit :
Et l’aſſembleur de nuages
Jura le Stix, & promit
De former d’autres orages ;
Ils ſeroient ſeurs. On ſoûrit :
On luy dit qu’il eſtoit pere,
Et qu’il laiſſaſt pour le mieux
À quelqu’un des autres Dieux
D’autres tonnerres à faire.
Vulcan entreprit l’affaire.
Ce Dieu remplit ſes fourneaux
De deux ſortes de carreaux.
L’un jamais ne ſe fourvoye,
Et c’eſt celuy que toûjours
L’Olympe en corps nous envoye.
L’autre s’écarte en ſon cours ;
Ce n’eſt qu’aux monts qu’il en coute :
Bien ſouvent meſme il ſe perd,
Et ce dernier en ſa route
Nous vient du ſeul Jupiter.