Page:La Fontaine - Fables choisies, Barbin 1692, tome 3.djvu/63

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


Qu’il avoit à grand tort ſon village quitté.
Il renonce aux courſes ingrates,
Revient en ſon païs, void de loin ſes pénates,
Pleure de joye, & dit : Heureux qui vit chez ſoy ;
De regler ſes deſirs faiſant tout ſon employ.
Il ne ſçait que par oüir dire
Ce que c’eſt que la cour, la mer, & ton empire,
Fortune, qui nous fais paſſer devant les yeux
Des dignitez, des biens, que juſqu’au bout du monde
On ſuit ſans que l’effet aux promeſſes réponde.
Deſormais je ne bouge, & feray cent fois mieux.