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xxvii
PRÉLIMINAIRE.

loin du méridien d’où l’on commence à compter, qu’à 180, tandis qu’en disant 160 degrés de longitude orientale au lieu de 200 degrés de longitude, on aperçoit sensiblement où l’on est.

Il faut avouer que l’objection contre la numération jusqu’à 360 degrés, est bien faible eu égard au mérite d’un procédé simple et exempt d’erreur, mérite que ne saurait faire méconnaître le petit nombre d’hommes qui ne veulent pas apprendre à juger de la très-petite distance entre leur méridien et celui qui en est éloigné de 359d 59′.

L’avantage qui résulte de la manière de compter les longitudes jusqu’à 360 degrés, est néanmoins peu de chose comparé à celui de l’adoption d’un méridien commun qui servirait à l’avenir de base à la géographie de toutes les nations. On sent assez que l’amour-propre de chacune d’elles militera sans cesse pour faire valoir et préférer le sien : toute considération mise à part, le méridien qu’il paraîtrait le plus convenable de prendre en ce qu’il coupe très-peu de terres, et qu’il laisse