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DISCOURS

la rivière Nelson, avec deux cent cinquante hommes de troupes, les mortiers, les canons, et des vivres pour huit jours, afin de ne pas avoir besoin de recourir aux vaisseaux, avec lesquels il était très-difficile de communiquer. La Pérouse donna ordre aux chaloupes de mouiller par trois brasses à l’entrée de la rivière, et il s’avança dans son canot avec son second de Langle, le commandant des troupes de débarquement Rostaing, et le capitaine du génie Monneron, pour sonder la rivière et en visiter les bords, où il craignait que les ennemis n’eussent préparé quelques moyens de défense.

Cette opération prouva que la rive était inabordable ; les plus petits canots ne pouvaient approcher qu’à environ cent toises, et le fond qui restait à parcourir était de vase molle. Il jugea donc à propos d’attendre le jour et de rester à l’ancre : mais la marée perdant beaucoup plus qu’on ne l’avait présumé, les chaloupes restèrent à sec à trois heures du matin.