Page:La Pérouse - Voyage de La Pérouse, Tome 1.djvu/73

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
lxvi
DISCOURS

travaillées : que lorsque les naturels du pays étaient à son bord, il n’avait encore eu aucune connaissance de ces débris, et qu’en longeant la côte il les aperçut, à l’aide d’un grand feu allumé à terre, vers minuit[1] du 30 décembre 1791 ; que sans ce feu, il eût vraisemblablement fait côte sur les roches du cap Déception. Déclare l’interrogé, que dans toute cette partie de la côte de la nouvelle Géorgie, il a reconnu un grand nombre de cabanes ou cases ; que ces Indiens étaient d’une stature robuste et d’un caractère doux, d’où il présume que si M. de la Pérouse ou quelques uns de son équipage sont à terre, ils existent encore[2] ; et qu’il sait que de tous les bâtimens qui ont navigué dans ces

  1. Il est sans doute surprenant que les débris vus par George Bowen, et assurés être ceux du vaisseau de la Pérouse, et de construction française, ce qui les suppose considérables et examinés de près et avec attention, ne se trouvent ici qu’aperçus, à minuit, à la clarté d’un feu allumé à terre. (N. D. R.)
  2. Bougainville, obligé de repousser par la force l’attaque de ces Indiens, s’empara de deux de leurs pirogues, dans lesquelles il trouva, entre autres choses, une mâchoire d’homme à demi grillée, preuve évidente d’anthropophagie. (N. D. R.)