Page:La Revue blanche, t20, 1899.djvu/531

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LE BAROMÈTRE DE MARTIN-MARTIN


La Vie parisienne


Du Petit Tambour :

Notre Député

Au lendemain de l’élection de M. Martin-Martin, nous écrivions :

«… À coup sûr, le nouvel élu ne suivra pas les errements de son prédécesseur : M. Martin-Martin n’est pas de ceux qui remettent aussi bénévolement les destinées de la France aux mains des maires du Palais : dans la période de troubles et de désorganisation sociale et morale que nous traversons, il nous sera réconfortant de penser qu’il y a encore au Parlement, travaillant et veillant, quelques personnalités de la valeur et de l’activité de M. Martin-Martin. Nul doute, en tout cas, que nous n’ayons bientôt à nous en féliciter, non seulement pour la France, mais aussi pour notre pauvre département, jusqu’à ce jour si laissé à l’écart et déshérité : M. Martin-Martin sera là pour rappeler que le Plateau-Central existe, et nous aurons enfin quelqu’un, auprès des gouvernants, en situation d’exposer nos plaintes et de faire valoir nos justes droits… »

Les documents suivants, que l’on veut bien nous communiquer, montreront à nos lecteurs si nous étions bons prophètes :

MINISTÈRE DES FINANCES
direction du personnel
Mon cher collègue,

Vous avez bien voulu appeler mon attention sur l’opportunité qu’il y aurait à créer, dans la commune de Saint-Landry, un deuxième débit de tabac. Je m’empresse de vous faire connaître que j’ai aussitôt chargé M. le directeur des contributions indirectes de votre département d’étudier la question au point de vue technique, et, dès que son rapport m’aura été transmis, avec l’avis de M. le Préfet du Plateau-Central, je serai heureux d’examiner s’il m’est possible d’accorder satisfaction à la commune de Saint-Landry.

Veuillez, etc.

Le Ministre des Finances,
Caillaux

à Monsieur Martin-Martin, député du Plateau-Central.


SOUS-SECRÉTARIAT DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES
cabinet du sous-secrétaire d’état
Mon cher collègue,

Vous avez bien voulu appeler mon attention sur les heures des courriers qui