Page:La Revue blanche, t20, 1899.djvu/532

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desservent la commune de La Rémolade, et appuyer auprès de moi une pétition des habitants de cette commune, demandant qu’une levée supplémentaire soit faite après quatre heures du soir par le facteur de Malvoisin. J’ai l’honneur de vous informer que, conformément au désir que vous m’en aviez verbalement exprimé, la question est en ce moment soumise à l’examen du service compétent, et qu’aussitôt qu’une solution sera intervenue, je m’empresserai de la porter à votre connaissance.

Veuillez, etc.

Le Sous-Secrétaire d’État des Postes et Télégraphes,
Mougeot

à Monsieur Martin-Martin, député du Plateau-Central.

MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR
cabinet du ministre
Mon cher député,

Vous avez bien voulu appeler mon attention sur la situation précaire d’un groupe de cultivateurs, habitant l’agglomération des Gorgerettes, dont la récolte et une partie des habitations, non assurées, viennent d’être détruites par un incendie violent. J’ai le plaisir de vous faire connaître que, par courrier de ce jour, et à titre tout à fait exceptionnel, je fais ordonnancer au nom de M. le Préfet de votre département une somme de 40 francs, pour être répartie entre les familles les plus nécessiteuses et les plus éprouvées.

Veuillez, etc.

Pour le Président du Conseil, Ministre de l’Intérieur,
Le Chef du Cabinet,
Ulrich

à Monsieur Martin-Martin, député du Plateau-Central.

À tous ceux qui n’ont pas oublié l’époque néfaste où les intérêts de notre département étaient abandonnés aux mains débiles et dédaigneuses du baron Lambusquet, — celui-là même qui se vantait de n’avoir jamais mis les pieds dans un ministère, — à tous nos lecteurs nous laissons le soin de dégager la moralité des lettres ci-dessus : pour notre part, nous n’aurions garde d’en atténuer l’éloquence par aucun commentaire. Dans sa profession de foi, M. Martin-Martin avait écrit : — Je ne vous fais pas de promesses : Je demande que vous me jugiez à l’œuvre, et sur mes actes ! — Les honnêtes gens, les gens éclairés et impartiaux, ont déjà jugé.

Antonin Canelle

Du Journal de Mademoiselle Yvonne Martin-Martin :

Dimanche. — Le matin, nous avons été, Mère et moi, à la messe de onze heures ; c’est l’abbé Launois qui a quêté ; il a toujours sa tête qui penche sur son épaule, et une main dans sa poitrine, mais il est fort bien quand même. Il faisait si froid déjà que Mère m’avait permis de mettre mon boléro en fourrure, ce dont je n’ai pas été fâchée, car, à la messe, j’étais juste devant ces personnes dont nous ne savons pas