Page:La Saga de Gunnlaug Langue de Serpent, trad. Wagner, 1899.djvu/46

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des cheveux blonds et des yeux d’une beauté remarquable. Il avait pour femme Jofrid, fille de Gunnar, fils de Hlif. Jofrid avait épousé d’abord un fils de Tungu-Odd, du nom de Thorodd ; celui-ci eut d’elle une fille, Hungerd, qui grandissait à Borg dans la maison de Thorstein. Jofrid était une femme de grande énergie. Thorstein en eut de nombreux enfants ; mais peu d’entre eux jouent un rôle dans cette saga. Skuli était l’aîné de leurs fils ; le second s’appelait Kollsvein, le troisième Egil.

On raconte qu’un jour d’été un bateau venant de la mer entra dans l’embouchure de la Gufa. Barth était le nom du pilote ; il était d’origine norvégienne, riche, assez âgé et sage. Thorstein poussa son cheval jusqu’au bateau et, comme il réglait d’habitude les conditions du marché, il le fit encore cette fois-ci. Les Norvégiens furent hébergés de côté et d’autre ; le pilote, lui, reçut l’hospitalité chez Thorstein, car il avait manifesté le désir de se rendre dans cette région. Bien qu’il fût ordinairement d’humeur morne durant l’hiver, Barth reçut bon accueil chez Thorstein. Le Norvégien aimait beaucoup à s’occuper de rêves. Au printemps Thorstein lui demanda s’il voulait l’accompagner à Valfel. C’était l’endroit où les habitants du Borgarfjord tenaient leur thing, et Thorstein avait appris qu’une paroi de sa tente s’était écroulée.. Le Norvégien y consentit. Ils se mirent