Page:Labiche, Delacour, Choler - Les Chemins de fer, 1867.djvu/109

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Tapiou, criant.

Effarouchée de pintade sauce tomate !


Ginginet.

Soigné !


Tapiou.

Plum-pudding ! (Il crie trois ou quatre des mots anglais prononcés par Jenny.) A présent, vous êtes sur le feu.


Courtevoil, prenant le panier de légumes crus.

Moi, j’ai mon affaire…


Tapiou.

Qu’est-ce qu’il fait là ?


Courtevoil.

Ratatouille !… Un couteau… un saladier…


Tapiou, les apportant.

Voilà, capitaine !


Courtevoil, se mettant à couper les légumes au-dessus du saladier.

Des carottes… des panais… des oignons… des pommes de terre… des poireaux…


Ginginet, qui le regarde.

Vous allez manger ça ?…


Courtevoil.

C’est une salade… la salade du soixante-troisième.


Ginginet.

Mais c’est cru !


Courtevoil.

Est-ce qu’on fait cuire la salade… imbécile ?


Ginginet, froissé.

Capitaine !… Non, c’est ma faute… nous ne devons plus nous parler… (Il le quitte.)