Page:Labiche, Delacour, Choler - Les Chemins de fer, 1867.djvu/13

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Pauline.

A moi ! par exemple !


Tapiou.

Je n’insiste pas…


Pauline.

C’est lui qui a eu la bonne pensée de te faire passer pour manchot…


Tapiou.

Ancien militaire ! J’ai laissé pousser mes moustaches… et l’on m’a accepté d’emblée… Seulement je voudrais bien changer de guichet, celui-ci n’est bon qu’à faire éclore des petits poulets…


Pauline.

Tiens… v’là ta pomme… Je viendrai chercher les assiettes…

Elle sort, troisième plan à gauche.


La Voix, derrière le guichet.

M. Lavallard.


Tapiou.

M. Lavallard. (À part.) Quel métier ! ça m’éraille !


Un Monsieur, assis sur le banc près des guichets, se levant vivement.

Me voilà !

Il met les pieds dans l’assiette qui est posée à terre sur la bouche de chaleur.


Tapiou, vivement.

Prenez donc garde !… que vous piétinez dans ma saucisse…

Il prend l’assiette.


Le Monsieur.

Je ne l’avais pas vue !


Tapiou.

Heureusement qu’il fait sec… Il n’y a pas de crotte. Il