Page:Labiche, Delacour, Choler - Les Chemins de fer, 1867.djvu/31

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ttre… comme actionnaire… quelques observations pratiques…


Bernardon.

Comment donc ! mais tout mon temps est à vous… et à Madame…


Ginginet.

Une question d’abord… Pourquoi le dividende, qui était l’année dernière de cinquante-deux francs trente-huit, n’est-il, cette année, que de cinquante-deux francs onze… Nous baissons… nous baissons !


Clémence.

Ah ! pour vingt-sept centimes…


Bernardon.

C’est bien simple… cette année nos avons renouvelé tout le matériel… (A Clémence.) Madame habite Paris ?


Ginginet.

La seconde question… question d’intérêt capital… Pourquoi les enfants au-dessous de sept ans ne payent-ils que demi-place, alors même que, par leur corpulence, ils occupent une place entière ?


Bernardon.

Une tolérance… dans l’intérêt des familles… Vous n’avez pas d’enfants ?


Ginginet.

Non… jusqu’ici le ciel et madame Ginginet m’ont refusé cette faveur… Mais enfin supposons que j’aie huit enfants… tous de sept ans…


Clémence.

Mon ami…


Bernardon, galamment.

Mais c’est une supposition qui n’a rien d’exorbitant en regardant Madame…