Page:Labiche, Delacour, Choler - Les Chemins de fer, 1867.djvu/32

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



Ginginet.

J’ai donc huit enfants tous de sept ans ! je les flanque dans un wagon… je paye quatre places et j’en occupe huit… c’est insensé !


Bernardon.

Votre observation me frappe… Remettez-moi une note avec votre adresse…


Ginginet.

Très bien,… Ca ne sera peut-être pas rédigé… comme Arsène de Musset… Je suis homme de chiffre, moi !


Bernardon.

N’importe… j’étudierai l’affaire et j’irai en causer chez vous… si Madame m’autorise… Madame habite Paris ?


Ginginet.

Je vais toucher maintenant à une question délicate…


Clémence.

Mon ami, tu abuses des instants de Monsieur…


Bernardon.

Par exemple ! mais je ne puis mieux les employer qu’à vous regarder… écouter Monsieur.


Ginginet.

C’est trop d’honneur… J’aborde donc la grande question des parapluies…


Bernardon.

Quoi ! des parapluies ?


Ginginet.

Oui… que deviennent les parapluies perdus dans les chemins de fer ?… Remarquez que je ne soupçonne personne !