Page:Labiche, Delacour, Choler - Les Chemins de fer, 1867.djvu/58

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Scène II

Jules ; puis Courtevoil


Jules, seul, allumant un cigare.

Dès qu’il sera parti, je me fais une fête de filer derrière ses talons. J’ai besoin d’aller me promener rue Chauchat, n° 18… Cette petite madame Ginginet me trotte dans la tête.


Courtevoil, entrant du premier plan droite, à lui-même.

Nom d’un chien ! mon cigare est éteint ! (A Jules, sans le reconnaître.) Un peu de feu, s’il vous plaît ?


Jules, sans le reconnaître.

Volontiers.

Courtevoil s’allume au cigare que Jules tient à sa bouche.


Courtevoil, le reconnaissant.

Ah !


Jules.

Oh !


Courtevoil.

C’est vous…


Jules.

Parbleu !…


Courtevoil.

Vous allez à notre rendez-vous ?


Jules.

En ligne droite.


Courtevoil.

Je ne le croyais pas… Je me disais : Un petit crevé du boulevard… il fouinera.