Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/111

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Scène III

Beauperthuis ; puis Fadinard



Beauperthuis, seul.

La tête me part !… J’aurais dû y mettre de la moutarde… (Avec une fureur concentrée.) O Anaïs ! si je croyais !… Il n’est pas de vengeance… pas de supplice que… (On sonne. Radieux.) Enfin !… la voici !… Entrez. (On sonne très bruyamment.) J’ai les pieds à l’eau… Tu n’as qu’à tourner le bec… Entre, chère amie !…


Fadinard entre ; il est égaré, éreinté, essoufflé.

M. Beauperthuis, s’il vous plaît ?…


Beauperthuis.

Un étranger ! Quel est ce monsieur ?… Je n’y suis pas…


Fadinard.

Très bien ! c’est vous ! (À lui-même.) Je n’en puis plus… On nous a tous rossés chez la baronne !… moi, ça m’est égal… mais Nonancourt est furieux. Il veut mettre un article dans les Débats contre le Veau-qui-tète. Étrange hallucination ! (Essoufflé.) Ouf !


Beauperthuis.

Sortez, monsieur… sortez !


Fadinard, prenant une chaise.

Merci, monsieur… Vous demeurez haut… votre escalier est raide… (Il vient s’asseoir près de Beauperthuis.)


Beauperthuis, ramenant la serviette sur ses jambes.

Monsieur, on n’entre pas ainsi chez les gens !… Je vous réitère…