Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/114

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Fadinard, se levant et remportant sa chaise à droite.

Je vois ce que c’est… Madame est couchée… mais ça m’est égal… mes intentions sont pures… je fermerai les yeux… et nous traiterons à l’aveuglette cette négociation…


Beauperthuis, se levant debout dans son bain, et brandissant la bouilloire : suffoquant de colère.

Monsieur !!!


Fadinard.

Où est sa chambre, s’il vous plaît ?


Beauperthuis.

Je vous brûle la cervelle ! (Il lance la bouilloire ; Fadinard pare le coup en fermant le paravent sur Beauperthuis. Les souliers de Beauperthuis se trouvent en dehors du paravent.)


Fadinard.

Je vous l’ai dit, monsieur… j’irai jusqu’au crime !… (Il entre dans la chambre à droite.)


Scène IV

Beauperthuis, dans le paravent ; puis Nonancourt



Beauperthuis, qu’on ne voit pas.

Attends un peu, Cartouche !… attends, Papavoine !… (On l’entend se rhabiller.)


Nonancourt, entrant avec son myrte, et boitant.

Qui est-ce qui m’a bâti un malotru de cette espèce ? Il monte chez lui, et il nous plante à la porte !… Enfin me voilà chez mon gendre ! Je vais pouvoir changer de chaussettes !…