Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/115

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Beauperthuis, se dépêchant.

Attends… attends-moi !


Nonancourt.

Tiens ! il est là-dedans… Il se déshabille… (Apercevant les souliers.) Des souliers ! sapristi ! quelle chance !… (Il les prend, quitte les siens et met ceux de Beauperthuis. Avec soulagement.) Ah ! . (Il pose ses souliers à la place où il a pris ceux de Beauperthuis.) Ça va mieux !… Et ce myrte que je sens pousser dans mes bras… je vais le poser dans le sanctuaire conjugal.


Beauperthuis, allongeant le bras et prenant les souliers que Nonancourt a posés.

Mes souliers !…


Nonancourt, frappant au paravent.

Dis donc, toi où est la chambre ?


Beauperthuis, dans le paravent.

La chambre !… Oui… un peu de patience ! j’ai fini !…


Nonancourt.

Parbleu ; je trouverai bien… (Il entre dans la chambre du fond, à gauche de l’alcôve. Au même instant, Vézinet entre par l’entrée principale.)


Scène V

Beauperthuis, Vézinet



Beauperthuis.

Cristi ! j’ai les pieds enflés… mais ça ne fait rien !… (Il sort du paravent en boitant et saute sur Vézinet, qu’il prend d’abord pour Fadinard, et le saisit à la gorge.) À nous deux, gredin !…