Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/118

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



Hélène, effrayée.

Oh ! je m’en vais…


Bobin.

Redescendons, ma cousine…


Nonancourt.

Silence Bobin !…


Hélène, très émue.

Papa… je suis toute tremblante.


Nonancourt.

Je le conçois… c’est dans le programme de ta situation… Mes enfants… voici le moment, je crois, de vous adresser quelques paroles bien senties… Allons, mon gendre, passez votre robe de chambre… et venez vous placer à ma dextre.


Hélène, vivement.

Oh ! non, papa !


Nonancourt.

Eh bien ! restez dans votre paravent… et veuillez me prêter une religieuse attention. Bobin, mon myrte. (Il fait asseoir Hélène.)

Bobin, le prenant sur le guéridon et le lui donnant en pleurnichant - Voilà !


Nonancourt, tenant son myrte, et avec émotion.

Mes enfants !…(Il hésite un moment, puis se mouche bruyamment. Reprenant.) Mes enfants…


Vézinet, à Nonancourt, et à sa droite.

Savez-vous où l’on met le tire-bottes ?


Nonancourt, furieux.

Dans la cave… Allez vous faire pendre !