Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/121

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Scène VII

Nonancourt ; puis Fadinard



Nonancourt, regardant le paravent, et avec indignation.

Ah ça ! mais… il ne bouge pas, là-dedans !… Est-ce que ce monstre-là se serait endormi pendant mon discours ? (Il ouvre brusquement le paravent.) Personne ! (Le voyant entrer vivement par la porte de gauche, premier plan, que cachant le paravent.) Ah !!!


Fadinard, entre vivement, et parcourt la scène. À lui-même.

Elle n’y est pas… j’ai parcouru tout l’appartement, elle n’y est pas !


Nonancourt.

Mon gendre… que signifie ?…


Fadinard.

Encore vous !… mais vous n’êtes pas un beau-père… vous êtes un morceau de colle forte.


Nonancourt.

Dans ce moment solennel, mon gendre…


Fadinard.

Laissez-moi tranquille !


Nonancourt, le suivant.

Je crois devoir blâmer l’anachronisme de votre température… vous êtes tiède, mon gendre.


Fadinard, impatienté.

Allez vous coucher.


Nonancourt.

Oui, monsieur, j’y vais.. mais demain, dès l’aube… nous reprendrons cette conversation. (Il entre dans la chambre de droite où est entré Bobin.)