Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/126

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Fadinard.

Va-t’en, pécore !… va-t’en, ou je te coupe en tout petits morceaux !… (Il la pousse dehors.) Et ce chapeau que je pourchasse depuis ce matin avec ma noce en croupe… le nez sur la piste, comme un chien de chasse… j’arrive, je tombe en arrêt… c’est le chapeau mangé !…


Scène X

Fadinard, Beauperthuis, Hélène, Nonancourt, Bobin, Vézinet, Dames de la Noce


Cris dans la chambre d’Hélène


Fadinard.

Il va la massacrer… défendons cette infortunée !

Il va s’élancer, mais la porte s’ouvre. Hélène, en coiffe de nuit, entre tout éplorée, suivie des dames de la noce et de Beauperthuis stupéfait.


Les Dames, en dehors.

Au secours ! au secours !…


Fadinard, pétrifié.

Hélène ?


Hélène.

Papa ! papa !


Beauperthuis.

Qu’est-ce que c’est que tout ce monde-là ?… dans la chambre de ma femme !… (Nonancourt sort de la chambre de droite, en bonnet de coton, en bras de chemise, son habit sur le bras et tenant son myrte. Bobin le suit, même costume.)