Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/175

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mettras à l’affût… et, dès qu’un mensonge paraîtra dans cette maison… paf ! tu tireras dessus… sans pitié !


Machavoine.

Quel drôle d’état !… Et si c’est vous qui mentez ?…


Chiffonnet.

Raison de plus, tu tireras à mitraille !… Ainsi, c’est convenu !… touche là !…


Machavoine.

C’est convenu !… Un instant !… vous pouvez t’être un filou !…


Chiffonnet, à part.

Il me traite de filou !… Il est charmant ! (Haut.) Continue…


Machavoine.

Une supposition que, dans huit jours, vous me flanquiez à la porte… comme une écaille d’huître.


Chiffonnet.

Jamais !


Machavoine.

J’aurais perdu mon état, mes pratiques… Tenez… décidément, j’aime mieux porter mon eau !

Il remonte.


Chiffonnet.

Arrête… cruel Machavoine !… Veux-tu que je me lie par une parole d’honneur ?


Machavoine.

Oh ! oh ! les paroles d’honneur… c’est comme la neige… ça fond devant le soleil !…


Chiffonnet, avec enthousiasme.

J’aime ce souverain mépris des hommes !… Alors, faisons un bail de trois, six ou neuf !…