Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/201

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



Prunette.

Oui, mon oncle… (Prenant l’ombrelle des mains de Coquenard.) Pardon, c’est mon ombrelle.


Coquenard, ébahi, rendant l’ombrelle.

Madame… (Prunette sort, Chiffonnet l’accompagne jusqu’au fond.) La nièce… ou non !… du moment que ce n’est pas ma femme…


Machavoine, à Coquenard.

Dites donc, ça n’est pas la même…


Coquenard.

Quoi ?


Machavoine.

L’autre était plus grande et moins ratatinée…


Coquenard, à part.

Est-il possible !… Oh ! il y a un mystère, mais je le découvrirai… j’ai un moyen ! (À Machavoine.) Dans cinq minutes… viens me trouver au café en face… vingt francs pour toi.


Chiffonnet, redescendant, à Coquenard.

Eh bien… vilain jaloux…


Coquenard.

J’avais tort… je le reconnais… soupçonner un ami, ce bon Chiffonnet… je vous aurais tué d’abord !


Chiffonnet, à part.

Mazette !


Coquenard, à part.

Il a pâli ! (Haut.) Adieu… à tantôt. (Bas à Machavoine.) Toi, dans cinq minutes…


Machavoine.

On y sera.

Sortie.