Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/205

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vérité… pour en faire un menteur… bref, si je te confiais un Auvergnat, te sens-tu de force à me rendre un Gascon ?


Prunette.

Un Gascon ? Dame, monsieur… je tâcherai.


Chiffonnet.

Cela me suffit… Tope !… Machavoine est à toi… mais, je te le répète, déteins sur lui, ma mignonne… rends-le câlin, flatteur, ma toute belle.

Il lui tape sur la joue.


Prunette.

Monsieur est bien bon…


Chiffonnet.

Va, ma colombe, va… et ta fortune est assurée ! Rends-le câlin, flatteur, menteur ! Courage, Prunette !


Prunette.

Oui, monsieur.


Scène XVI

Prunette ; puis Machavoine, entrant par le fond, sans voir Prunette



Prunette, seule.

Lui apprendre à mentir !… Voilà une drôle d’idée ! Ordinairement, ces choses-là… ça ne s’apprend pas… ça vient tout seul.


Machavoine.

Allons, le Coquenard… c’est un brave ! Il m’a promis vingt francs pour ce soir… et cinq de Chiffonnet… Ah ! la vérité, c’est une fameuse branche !

Il s’assied.