Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/241

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Edgard, à part.

Elle me fait frémir ! (S’efforçant de rire.) Moi ! épouser Henriette ? ah ! c’est une bonne charge !… La connais-tu ?


Florestine.

Non.


Edgard.

Une petite rouge-carotte… avec une jambe de bois !


Florestine.

Comment ?


Edgard, s’embrouillant.

En bois de rose… c’est même que ça que maman lui donne une jardinière… de même métal… (À part.) Je ne sais plus ce que je dis !


Florestine.

Eh bien, alors ! pourquoi venez-vous me parler de mariage ?


Edgard.

C’est une épreuve !… Je voulais voir si tu m’aimais… parce que… (Tout à coup.) Florestine, je suis jaloux ! (À part.) Ca me tire d’affaire !


Florestine.

Jaloux ! et de qui, mon Dieu ?


Edgard.

De qui ? (À part.) C’est vrai, je n’y ai pas pensé. (Trouvant une idée.) Ah ! (Haut.) Vous plairait-il de me dire quel est ce pompier que j’ai rencontré ce matin dans l’escalier de service ?


Florestine, troublée.

Un pompier ?… Je ne sais…