Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/268

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



Scène XVI

Le Notaire ; puis Edgard



Le Notaire, stupéfait.

Hein ? Plaît-il ? Ah çà ! ce monsieur me prend-il pour un domestique ?… Un notaire ! Qu’est-ce que je vais faire de ce panier ?

Il fait le tour de la scène au fond, en cherchant où poser le panier, et de manière à tourner le dos à Edgard.


Edgard, venant de la gauche, troisième plan, et parlant à la cantonade.

Il y a encore cinq couplets… mais je les ai oubliés. (En scène et avec agitation.) Ils m’embêtent !… ils me font chanter des Petite Marguerite pendant que cette malheureuse… que j’ai laissée à moitié évanouie…


Le Notaire, ouvrant la porte de la chambre d’Edgard.

Je vais le poser par là.


Edgard, à part, se dirigeant vers sa chambre.

Si je pouvais l’envoyer coucher.


Le Notaire, poussant un cri.

Ciel !… une femme !…


Edgard, vivement, avec force.

Pas un mot ou je vous étrangle !

Il entre vivement et ferme la porte.


Le Notaire, seul, regardant ses gants qui sont tout noirs.

On me croira si on veut… Voilà trente ans que je suis notaire, mais jamais…