Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/30

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Virginie, bas.

Qu’est-ce que vous faites donc ?

Félix.

Il est sourd comme un pot… vous allez voir… (À Vézinet.) Nous allons donc à la noce, joli jeune homme ?… Nous allons donc pincer un rigodon ?… Si ça ne fait pas pitié !… (Il lui offre une chaise.) Allez donc vous coucher.

Vézinet.

Merci, mon ami, merci !… J’ai d’abord cru que le rendez-vous était à la mairie ; mais j’ai appris que c’était ici ; alors, je suis venu ici.

Félix.

Oui ! M. de la Palisse est mort… est mort de maladie…

Vézinet.

Non pas à pied, en fiacre ! (Remettant son carton à Virginie.) Tenez, portez ça dans la chambre de la mariée… c’est mon cadeau de noces… Prenez garde… c’est fragile.

Virginie, à part.

Je vais profiter de ça pour voir la corbeille… (Saluant Vézinet.) Adieu, amour de sourd !…

Elle entre à gauche, deuxième porte, avec le carton.

Vézinet.

Elle est gentille, cette petite… Eh ! eh ! ça fait plaisir de rencontrer un joli minois.

Félix, lui offrant une chaise.

Par exemple !… à votre âge !… ça va finir !… gros farceur, ça va finir !…

Vézinet, assis à gauche.

Merci !… (À part.) Il est très convenable, ce garçon…