Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/311

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Berthe, sautant vivement à bas de son fauteuil.

Où allez-vous donc, madame ?


Saint-Germain.

Rejoindre mon mari… qui m’attend sur le carré…


Berthe.

Qu’est-ce qu’il fait, votre mari ?


Saint-Germain.

Il est médecin… Bonsoir !


Berthe.

Vite ! faites-le entrer, car je souffre… je souffre horriblement !

Elle s’assied dans un fauteuil à gauche.


Saint-Germain, revenant effrayé.

Ah ! mon Dieu !


Berthe.

C’est pour rire, bêta ! nous allons jouer à la malade.


Saint-Germain.

Encore ! (À part.) Ah çà ! elle ne me lâchera pas de la nuit ! en v’là un puceron ! (Haut.) Mademoiselle, permettez-moi de vous faire observer…


Berthe, d’une voix languissante.

Enfin, vous voilà, docteur ; bonjour, docteur !…


Saint-Germain.

Non… permettez…


Berthe, de même.

Ah ! je suis bien patraque aujourd’hui ! j’ai les nerfs dans un état… et mon pauvre cœur…


Saint-Germain, à part.

Utilisons sa débauche d’esprit. (Haut.) Voyons la langue… (Berthe tire la