Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/35

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Vézinet.

Dites donc… à quelle heure va-t-on à la mairie ?


Fadinard.

À onze heures !… onze heures !…
(Il montre avec ses doigts.)


Vézinet.

On dînera tard… j’ai le temps d’aller prendre un riz au lait… vous permettrez ?… (Il remonte.)


Fadinard.

Comment donc !… ça me fera extrêmement plaisir…


Vézinet, revenant à lui pour l’embrasser.

Adieu, mon neveu !…


Fadinard.

Adieu, mon oncle… (À Vézinet, qui cherche à l’embrasser.) Hein ?… quoi ?… Ah ! oui… c’est un tic de famille. (Se laissant embrasser.) Là !… (À part.) Une fois marié, tu ne me pinceras pas souvent à jouer à ça… non… non…


Vézinet.

Et l’autre côté ?


Fadinard.

C’est ce que je disais… "Et l’autre côté ? " (Vézinet l’embrasse sur l’autre joue.) Là…


Ensemble.

AIR : Quand nous sommes si fatigués. (Représentants en vacances. Acte 1er)


Fadinard.

Adieu, caressant pot-au-feu !
À ta déplorable manie
Je compte me soustraire un peu,
En revenant de la mairie.