Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/361

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Pontbichet, à part, effrayé.

Deux heures… j’ai peut-être eu tort d’ouvrir ma porte…


Dardard.

Monsieur, je suis un jeune homme pressé : dites-moi tout de suite si c’est vous ?


Pontbichet.

Moi, quoi ?


Dardard.

Le père… ou non ?


Pontbichet.

Ah çà ! si c’est pour jouer à ce jeu-là…


Dardard.

Etiez-vous, oui ou non, ce soir au théâtre de M. Dormeuil ?


Pontbichet.

Oui, en famille… Mais je ne vois pas…


Dardard.

Occupiez-vous le numéro 13, second rang, première galerie, côté gauche ?… dites-moi si vous étiez bien ?


Pontbichet.

Oh ! extrêmement bien…


Dardard.

Enfin, n’y avait-il pas près de vous une jeune fille… avec des yeux ! un nez ! une bouche !…


Pontbichet.

En effet… ma fille Cornélie… Après ?


Dardard, ôtant son paletot.

Ca suffit. (Il paraît en habit noir, gants blancs, costume de prétendu.) Monsieur, je suis un jeune homme pressé, Ernest