Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/398

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Colardeau.

Indre-et-Loire…


Dardard, à part.

Juste le neveu que je cherche… (Haut à Pontbichet.) Monsieur, un Gascon n’a que sa parole : je remettrai la dot de votre fille (Indiquant Colardeau.) à son mari… Je la lui dois…


Pontbichet.

À la bonne heure !


Colardeau.

Comment ! généreux étranger…


Dardard, bas à Colardeau.

Plus une grammaire française.


Colardeau.

Pour quoi faire ?


Dardard.

Pour apprendre votre langue… avec deux P.


Colardeau.

Ah ! il n’en faut que deux ?… que notre langue est pauvre ! Eh bien, c’est Thérèse qui va être étonnée… un mari, en dormant, elle qui arrive de Loches !


Dardard, avec inquiétude.

Ah ! elle est de Loches ! (À Colardeau, le prenant à part.) Dites donc ?


Colardeau.

Quoi ?


Dardard.

Vous m’assurez qu’elle n’a pas vendangé ?


Colardeau.

Non, mais elle devait commencer cette année.