Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/420

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Poupardin.

Mais comprends donc, puisqu’il est médecin, tout cela est pour lui d’utilité professionnelle.


Tourterot.

C’est avec ça qu’il a appris à disséquer.


Camille.

Il dissèque ?


Tourterot.

Comme un ange !… et il vous coupe une jambe que c’est un plaisir ; psit ! c’est fait !… On ne s’en aperçoit que lorsqu’on veut marcher… dit-on.


Camille, à part.

Quel horrible portrait !


Tourterot, à part.

J’espère que je le fais mousser.


Camille, à Poupardin.

Allons-nous-en, papa, je ne pourrais jamais consentir…


Poupardin.

Permets, ma fille… les bienséances, les convenances. (À Tourterot.) Monsieur, j’apprécie comme je le dois l’honneur…


Tourterot.

Ne parlons pas de ça… J’ai fait prévenir Me Pailloter le notaire, et…


Poupardin.

Mais, avant d’aller plus loin, il serait opportun, je crois, que nous appréciassions…


Tourterot.

Le futur ?… Je la partage, monsieur, J’y abonde… Mais comment donc !… il va venir, vous pourrez l’allumer