Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/439

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Camille.

Oh ! non, non, monsieur… vous en savez assez… C’est que, médecin, c’est bien vilain !


César.

Et pourquoi donc ?


Camille.

Vivre continuellement au milieu des crânes, des squelettes et des messieurs écorchés !


César.

Rassurez-vous, ce sont là des objets d’étude qui ne sortent pas du cabinet.


Poupardin.

C’est de l’ostéologie.


Camille.

Oui, mais, soigner des malades, des mourants, des morts…


César, souriant.

Des morts, le moins possible.


Poupardin.

C’est de la pathologie…


César.

Et ne pensez-vous pas qu’il y ait quelque mérite à donner ses soins, ses veilles et parfois même sa vie…


Camille.

Ah !


César.

Pour sauver son semblable ?


Poupardin,

C’est de la philanthropie ! (Avec émotion.) J’apprécie comme