Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/474

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Aux mets délicats,
En vérité [m/l]’excite.
L’appétit
Vaut mieux que l’esprit !

Norine, à part.

Comme c’est agréable !… Recevoir un jour de baptême !

Mistingue, mangeant.

Voilà une sauce complètement ratée !

Norine.

Hein ?

Mistingue.

Ce n’est pas pour me vanter ; mais, quand je m’y mets…

Lenglumé, bas.

Mais tais-toi donc ! (Haut à sa femme.) T’en offrirai-je, ma louloute ?

Norine, sèchement.

Merci ! puisque la sauce est mauvaise !

Mistingue.

Moi, je fais revenir mes oignons… j’ajoute un verre de vin blanc, et je tourne, je tourne… pour que ça mijote.

Norine, à part.

Quel drôle de notaire !… (Haut.) Justin… donnez-moi le journal.

Justin, à part.

Saprelotte !… je l’ai prêté à la cuisinière du premier, pour lire son feuilleton !…

Mistingue.

Vous ne mangez pas, madame Louloute ?