Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/484

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Lenglumé, avec exaltation.

Oh ! oui ? je veux sortir ! je veux respirer la brise ! je veux baptiser le petit Potard !… et regarder en face toute la gendarmerie française !…

Il embrasse sa femme.


Norine.

Mais finis donc ! tu me chiffonnes !… Venez, cousin, laissons-le s’habiller… je vous montrerai la robe de baptême pour votre petit garçon. (A son mari.) Dépêche-toi !

Elle entre à gauche, deuxième plan. Potard reste au fond.


Lenglumé, bas.

Il était inutile de nous laver les mains.


Mistingue, bas.

Ah ben ! c’est fait, à présent !


Lenglumé.

L’Odéon !


Mistingue.

L’Odéon !

Ils s’embrassent.


Potard, descendant.

Mais c’est une craque !… Vous savez bien qu’en été il est fermé, l’Odéon.


Lenglumé et Mistingue, terrifiés.

Hein ?… fermé ?…


Potard.

Devant votre femme, je n’ai pas voulu dire ce que je savais…


Lenglumé.

Quoi ?


Mistingue.

Que savez-vous ?