Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/50

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Fadinard, courant vivement vers le cabinet où est la dame.

Venez, madame… vous ne pouvez pas rester chez moi… (Courant au cabinet de gauche.) Allons, monsieur, décampons !… (Virginie entre en riant par la deuxième porte de gauche. Elle tient à la main le morceau de chapeau de paille emporté par Félix, et ne voit pas les personnages en scène. Pendant ce temps, Fadinard remonte au fond, pour écouter s’éloigner Nonancourt. Il ne voit pas Virginie.)


Virginie, à elle-même.

Ah ! ah ! ah ! c’est comique !


Emile, à part.

Ciel ! Virginie !…


Anaïs, entr’ouvrant la porte.

Ma femme de chambre !… Nous sommes perdus !… (Elle écoute, ainsi qu’Emile, avec anxiété.)


Virginie, à elle-même.

Une dame qui va faire manger son chapeau dans le bois de Vincennes avec un militaire !…


Fadinard, se retournant et l’apercevant, à part.

D’où sort celle-là ? (Il redescend un peu vers la gauche.)


Virginie, à elle-même.

Il ressemble à celui de Madame…

Ça serait drôle tout de même !…


Emile, bas.

Renvoyez cette fille, ou je vous tue !…


Virginie.

Il faut que je sache…


Fadinard, faisant un bond.

Sacrebleu ! (Il arrache le morceau de chapeau des mains de Virginie.) Va-t’en !