Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/52

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Emile.

Chère Anaïs !… (À Fadinard, brusquement.) Allons donc… morbleu !


Fadinard, tournant l’eau sucrée.

Ca fond, vertubleu ! (À Anaïs.) Madame… je ne voudrais pas vous renvoyer… mais je crois que, si vous retourniez chez vous…


Emile.

Eh ! monsieur, cela n’est plus possible, maintenant !


Fadinard, étonné.

Ah bah !… comment, plus possible ?


Anaïs, d’une voix altérée.

Cette fille…


Fadinard.

Eh bien, madame ?…


Anaïs.

Cette fille est ma femme de chambre… elle a reconnu le chapeau… elle va raconter à mon mari…


Fadinard.

Un mari ?… ah ! saprelotte ! il y a un mari !…


Emile.

Un jaloux, un brutal.


Anaïs.

Si je rentre sans ce maudit chapeau… lui qui voit tout en noir… il pourra croire des choses…


Fadinard, à part.

Jaunes !


Anaïs, avec désespoir.

Je suis perdue… compromise !… ah ! j’en ferai une maladie…