Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/89

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Fadinard, s’essuyant le front.

Merci… je suis venu en fiacre…


La Baronne.

Ah ! dame ! il y a une chose que je ne puis pas vous donner… c’est le ciel de l’Italie.


Fadinard.

Ah ! madame !… d’abord, je ne l’accepterais pas… ça me gênerait… et puis ce n’est pas là ce que je suis venu chercher…


La Baronne.

Je le pense bien… Quel magnifique pays que l’Italie !


Fadinard.

Ah ! oui… (À part.) Qu’est-ce qu’elle a donc à parler de l’Italie ?

La Baronne

Air de la Fée aux roses

Le souvenir retrace à mon âme charmée
Ses palais somptueux, ses monts et ses coteaux…

Fadinard, comme pour lui rappeler le but de sa visite.

Et ses chapeaux !

La Baronne

Et ses bois d’orangers où la brise embaumée
Mêle des chants d’amour aux chansons des oiseaux ;
Son golfe aux tièdes eaux
Berçant mille vaisseaux ;
Et ses blés d’or si beaux…

Fadinard, de même

Dont on fait de très jolis chapeaux…
Que mangent les chevaux.