Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/113

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ACTE QUATRIÈME.

monsieur, je regrette que vous m’ayez privé du plaisir de donner une leçon à ce professeur de grammaire !


ARMAND

Comment ! mais vous ignorez donc que votre adversaire…


PERRICHON

Est un ex-commandant au 2e zouaves… Eh bien, après ? J’estime l’armée, mais je suis de ceux qui savent la regarder en face.

Il passe fièrement devant lui.

JEAN, paraissant et annonçant.

Le Commandant Mathieu.


PERRICHON

Hein ?


ARMAND

Lui ?


PERRICHON

Vous me disiez qu’il était en prison !


LE COMMANDANT, entrant.

J’y étais, en effet, mais j’en suis sorti. (Apercevant Armand.) Ah ! monsieur Armand, je viens de consigner le montant du billet que je vous dois plus les frais…


ARMAND

Très-bien, commandant… Je pense que vous ne me gardez pas rancune… vous paraissiez si désireux d’aller à Clichy.


LE COMMANDANT

Oui, j’aime Clichy… mais pas les jours où je dois me battre. (À Perrichon.) Je suis désolé, monsieur, de vous avoir fait attendre… Je suis à vos ordres.