Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/123

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
113
ACTE QUATRIÈME.

ARMAND

Et vous, mademoiselle, me permettez-vous d’espérer que vous aurez pour moi la même bienveillance ?


HENRIETTE, embarrassée.

Moi, monsieur ?…


ARMAND

Oh ! parlez, je vous en supplie…


HENRIETTE, baissant les yeux.

Monsieur, lorsqu’une demoiselle est bien élevée, elle pense toujours comme sa maman.

Elle se sauve.

Scène VIII


Armand ; puis Daniel.



ARMAND, seul.

Elle m’aime ! elle me l’a dit !… Ah ! je suis trop heureux !… ah !…


DANIEL, entrant.

Bonjour, Armand.


ARMAND

C’est vous… (À part.) Pauvre garçon !


DANIEL

Voici l’heure de la philosophie… M. Perrichon se recueille… et, dans dix minutes, nous allons connaître sa réponse. Mon pauvre ami !


ARMAND

Quoi donc ?