Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/161

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Poitrinas.

Clipeus… c’est le bouclier rond…


Jean, bas à Caboussat.

Monsieur, c’est notre vieille cuisinière qui était percée…


Caboussat.

Parbleu ! je l’ai bien reconnue !


Poitrinas, brandissant la broche.

Maintenant voici le gladium… l’épée du centurion… pièce extrêmement rare…


Jean, bas à Caboussat.

C’est notre broche cassée…


Caboussat, à part.

Cet homme-là trouverait du romain dans une allumette chimique !

Poitrinas est allé déposer les objets dont il a parlé sur la table au fond et revient au milieu.


Poitrinas, enthousiasmé.

Mon ami, j’ai découvert un tumulus au fond du jardin !


Jean, à part, inquiet.

Comment ! au fond du jardin ?


Poitrinas.

Je suis en nage… c’est la joie… et la pioche… (À Jean.) Tu vas aller me chercher tout de suite deux sous de blanc d’Espagne… tu le passeras dans un tamis et tu me l’apporteras dans une terrine.


Caboussat.

Qu’est-ce que vous voulez faire de ça ?