Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/28

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LE VOYAGE DE MONSIEUR PERRICHON.


JOSEPH

Adieu, mon commandant.


LE COMMANDANT, s’approche du guichet et revient.

Ah ! tu m’écriras à Genève, poste restante… Tu me donneras des nouvelles de ta santé…


JOSEPH, flatté

Mon commandant est bien bon !


LE COMMANDANT

Et puis tu me diras si l’on a eu du chagrin en apprenant mon départ… si l’on a pleuré…


JOSEPH

Qui ça, mon commandant ?…


LE COMMANDANT

Eh parbleu ! elle ! Anita !


JOSEPH

Vous la reprendrez, mon commandant !


LE COMMANDANT

Jamais !


JOSEPH

Ça fera la huitième fois. Ça me fait de la peine de voir un brave homme comme vous harcelé par des créanciers… et pour qui ? pour une…


LE COMMANDANT

Allons, c’est bien ! donne-moi ma valise, et écris-moi à Genève… demain ou ce soir ! Bonjour !


JOSEPH

Bon voyage, mon commandant ! (À part.) Il sera revenu avant huit jours ! Oh ! les femmes ! et les hommes !…

Il sort. — Le Commandant va prendre son billet et entre dans
xxxxxla salle d’attente.