Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/27

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PERRICHON

J’ai mes billets !… Vite ! à mes bagages ! Quel métier que d’aller à Lyon !

Il sort en courant.

LE COMMANDANT

Tu m’as bien compris ?


JOSEPH

Sauf votre respect, mon commandant, c’est bien inutile de partir.


LE COMMANDANT

Pourquoi ?…


JOSEPH

Parce qu’à son retour, mon commandant reprendra mademoiselle Anita.


LE COMMANDANT

Oh !


JOSEPH

Alors, autant vaudrait ne pas la quitter ; les raccommodements coûtent toujours quelque chose à mon commandant.


LE COMMANDANT

Ah ! cette fois, c’est sérieux ! Anita s’est rendue indigne de mon affection et des bontés que j’ai pour elle.


JOSEPH

On peut dire qu’elle vous ruine, mon commandant. Il est encore venu un huissier ce matin… et les huissiers, c’est comme les vers… quand ça commence à se mettre quelque part…


LE COMMANDANT

À mon retour, j’arrangerai toutes mes affaires… Adieu.