Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/328

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Madame Malingear, vivement.

Qu’on attende ! Que diable ! vous n’êtes pas aux ordres de ces messieurs ! (Confidentiellement à madame Ratinois.) C’est un mémoire sur les affections thoraciques… Magnifique question !


Malingear, à part.

Elle aurait dû épouser un dentiste.


Madame Ratinois.

Quelle existence ! (À Malingear.) Et vous ne prenez jamais de distractions ?…


Malingear.

Oh ! ma femme exagère…


Madame Malingear, lui coupant la parole.

Deux fois par semaine… l’hiver… nous offrons une tasse de thé à nos amis…


Malingear, à part.

Bon ! des soirées à présent !


Madame Malingear.

Le mardi et le samedi… On fait de la musique… Nous recevons les principaux artistes de Paris… Mon mari leur donne des soins… gracieusement… vous comprenez ?


Madame Ratinois.

Comment ! pour rien ?…


Madame Malingear.

Oh !… des artistes… Mais ces messieurs se font un plaisir… je dirai même un devoir… de fréquenter mon salon… Pour ça, ils sont très gentils ! très gentils !


Malingear, à part.

Et patati ! et patata !…