Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/355

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Ratinois.

Ca prouve que ces gens-là sont trop élevés pour nous, il y a là-dedans un train de maison…


Frédéric.

Mais je n’ai pas remarqué…


Ratinois.

Je crois bien… un amoureux ! Tu n’as vu que la petite… Mais, moi, j’ai vu le chasseur : un homme de sept à huit pieds !


Frédéric.

Ah ! par exemple !…


Ratinois.

Sept à huit pieds !… Rien n’échappe à l’œil clairvoyant d’un père.


Madame Ratinois.

Et la demoiselle prend des leçons de Duprez !…


Ratinois.

Elle en a le moyen !… Quand on possède un papa qui reçoit quatre mille francs d’un coup… je les ai comptés… et qui les met tranquillement dans sa poche comme si c’était son étui à lunettes…

Frédéric. Ce n’est pas une raison…


Ratinois.

Mais sais-tu ce que c’est que cet homme-là… dont tu brigues la fille ?…


Frédéric.

C’est un médecin.


Ratinois.

Oui, un médecin… qui n’aurait qu’un mot à dire pour