Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/370

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M. et Madame Ratinois, s’inclinant.

Docteur… Madame !…


Malingear.

Les renseignements que nous avons dû prendre, tant sur M. votre fils que sur la famille à laquelle il a l’honneur d’appartenir… ces renseignements qui n’avaient et ne pouvaient avoir aucun caractère inquisitorial, soyez-en persuadés… ces renseignements, dis-je, nous ont amenés à penser qu’il y avait lieu de prendre en considération sérieuse… les ouvertures flatteuses que vous avez bien voulu nous faire !

Il se rassied.


Ratinois, se levant et très ému.

Docteur ; je crois être le fidèle interprète des sentiments de madame Ratinois… et des miens propres… et de ceux de mon fils Frédéric… avocat… en vous disant, avec une émotion… que vous comprendrez… car c’est celle d’un père… et vous êtes mère, madame… en vous disant : Docteur, recevez en ce jour les bénédictions… et la gratitude affectueuse d’une famille… qui… que… je dirai plus ! d’une famille qui… (Avec effusion.) Enfin, voulez-vous dîner avec nous ?

On se lève.


Madame Malingear, surprise.

Hein ?


Malingear.

Comment !… aujourd’hui ?…


Madame Ratinois.

Oh ! ce serait charmant !


Madame Malingear.

Un autre jour… plus tard !…