Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/41

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ACTE DEUXIÈME.

DANIEL

Moi ?… je n’écris jamais après mes repas, rarement avant… Voyons les pensées délicates et ingénieuses des visiteurs. (Il feuillette le livre, lisant.) « Je ne me suis jamais mouché si haut !… » Signé : « Un voyageur enrhumé… » (Il continue à feuilleter.) Oh ! la belle écriture ! (Lisant.) « Qu’il est beau d’admirer les splendeurs de la nature, entouré de sa femme et de sa nièce !… » Signé : « Malaquais, rentier… » Je me suis toujours demandé pourquoi les Français, si spirituels chez eux, sont si bêtes en voyage !

Cris et tumulte au dehors.

L’AUBERGISTE

Ah ! mon Dieu !


DANIEL

Qu’y a-t-il ?


Scène III


Daniel, Perrichon, Armand, Madame Perrichon, Henriette, L’Aubergiste


Perrichon entre, soutenu par sa femme et le guide.

ARMAND

Vite ! de l’eau ! du sel ! du vinaigre !


DANIEL

Qu’est-il donc arrivé ?


HENRIETTE

Mon père a manqué de se tuer !


DANIEL

Est-il possible ?