Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/473

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Magis.

Pour moi, mademoiselle, l’idéal, dans le mariage, ce n’est pas l’amour !


Lucile, étonnée.

Ah !


Magis.

C’est le calme et la contemplation… Quel plus beau spectacle que celui de deux êtres s’isolant dans une affection douce et modérée ! Quelques personnes sérieuses formeront notre société !


Lucile, à part.

Comment, notre société ?…


Magis.

Votre salon communiquera à mon cabinet de travail… et, le soir, nous nous réunirons, nous ferons ensemble quelques-unes de ces bonnes lettres qui élèvent l’âme tout en charmant l’esprit.


Lucile.

Certainement, monsieur… (À part.) Ah çà ! on ne lui a donc rien dit ?


Magis, à part.

Ce tableau intime semble l’émouvoir.

Il descend à droite.


Scène IX

Les Mêmes, Madame de Guy



Lucile, bas à sa tante.

Ah ! ma tante ! M. Désambois ne l’a pas prévenu… Il me